TVA "sociale": la nouvelle UMPosture de la droite.

Publié le par Anthony BRONDEL

Dans ses vœux aux français, Nicolas Sarkozy a relancé sa proposition de « TVA sociale ». Une mesure depuis longtemps défendue par Jean-François Copé (UMP), Manuel Valls (PS), Jean-Louis Borloo (Parti Radical), Hervé Morin (Nouveau Centre), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Jean-Pierre Chevenement (MRC) et Guillaume Sarkozy (MEDEF).
Il s'agit simplement qu'une partie des cotisations sociales payées par les employeurs va être supprimée et qu'en contrepartie, la TVA va augmenter pour le plus grand malheur de notre port-monnaie.


 Une mesure injuste: 
Ces cotisations sociales payées par les employeurs font partie de nos revenus. On parle de Salaire différé ou de salaire indirect. Nous ne le touchons pas à la fin du mois, mais nous le gagnons! Elles permettent de financer nos futures retraites, l'Education, la Santé, d'être protégé en cas d'accident etc...  C'est précisément ces cotisations là, cette partie de salaire différé, que Sakozy veut supprimer et remplacer par une TVA que chacun de nous paiera*, au lieu que ce soit nos employeurs qui la paie

 

*(y compris, les gens qui vivent sous le seuil de pauvreté, les bas-salaires, les jeunes, les étudiants, les chômeurs, les précaires, les mal-logés, les classes "moyennes" ...).

 

 tva1

Une mesure inéfficace:

L'objectif affiché pour Sarkozy est de rendre les entreprises en France plus competitives, et d'éviter les délocalisations, face à la concurrence internationale. 3 millions d'emplois supprimés depuis l'ouverture de notre marché à la concurrence... il était temps d'agir! En effet, les entreprises françaises sont mises en concurrence avec les entreprises du monde entier, qui ne sont pas soumises aux mêmes lois fiscales, au mêmes droits du travail, de l'environnement etc...

 

A ce problème, deux solutions:

 

- Soit accepter la concurence, et progresivement aligner nos droits sociaux, notre fiscalité, sur ces pays afin de devenir plus competitif. 

 

- Soit refuser le jeu de la concurence deloyale, et protéger nos entreprises, nos salaires, nos droits...

 

Le Gouvernement à lui choisi la premiere option. Le Front de Gauche la seconde!

 

Et pourtant, la baisse du coût du travail en reportant les cotisations patronales sur la consomation, ne resoudra pas le problème des delocalisations. Car même avec cette mesure de TVA "sociale", le coût du travail en France restera plus cher que dans les pays ou les salaires sont extremement bas.

 

 

Pire encore, cette mesure ne sera pas sans conséquences economiques!

 

Elle provoquera la baisse de la consomation des menages, donc la baisse de la production. Le chômage augmentera, les recettes de l'Etat baisseront, ainsi la dette de l'Etat sera encore plus importante.

 

Pour conclure, en mariant le mot "social" à TVA, la droite nous prend une fois de plus pour des imbéciles!

Publicité

Publié dans Economie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article