Des résultats encourageants! Le combat continue!

Publié le par jeunesfg37

Le Front de Gauche a atteint son premier objectif : réaliser un score à deux chiffres: 11,11% !


A Tours, le Front de Gauche fait mieux que la moyenne nationale et devient la troisième force politique de la ville en réalisant 12,32% des voix!

 

Une force politique nouvelle est née

Le score du Front de Gauche marque une progression fulgurante par rapport à la dernière élection nationale, les européennes. 3 millions de voix en plus et un pourcentage presque doublé !

 

C’est la première fois depuis 1981 qu’un deuxième candidat de gauche dépasse les 10% au premier tour de la présidentielle! La dynamique du Front de Gauche est nationale et son score particulièrement homogène sur tout le territoire (aucun département en dessous de 7%, 70 départements au-dessus de 10%).

 

De plus, le Front de Gauche conquiert un nouvel électorat qui va bien au-delà de celui des forces qui le compose. C’est le cas dans la jeunesse, dans les centres urbains. Il approche ou dépasse les 15% à Toulouse, Grenoble, Lille, Montpellier, Marseille. Ce nouvel électorat s’ajoute à la forte mobilisation des quartiers populaires et de zones rurales autour du Front de Gauche comme on le voit en Seine-Saint-Denis et en Ariège.

 

De spectaculaires progressions sont aussi enregistrées là où Jean-Luc Mélenchon a porté des clivages politiques forts. Ainsi en Alsace, le Front de Gauche a été la première force politique à militer pour l’abolition du Concordat et a augmenté son score de plus de 300%. A Marseille aussi, le discours clair et décomplexé de Jean-Luc Mélenchon sur les bienfaits du métissage a rencontré un écho populaire de masse en hissant le Front de Gauche à près de 14% sur la ville et à plus de 20% dans plusieurs arrondissements populaires des quartiers nord. 

 

 

Un résultat qui change le paysage politique

 


Alors que tout le monde attendait une forte abstention, la poussée du Front de Gauche va de pair avec la hausse de la participation.  Cette poussée a permis la hausse du score total de la gauche à un niveau historique depuis 1988. 

Le total des voix de gauche augmente fortement par rapport à la dernière présidentielle, en passant de 13,3 millions (36,4%) à 15,7 millions (43,7%). Malgré le soutien du PRG, du MRC et le rassemblement du PS, François Hollande n’obtient que 2 points de plus que Ségolène Royal. Il ne progresse que de 700 000 voix alors que le total gauche progresse de 2,4 millions de voix. Plus des deux-tiers de la progression de la gauche sont dus au Front de gauche, qui a rassemblé près de 4 millions de voix. 


Nous avons contrebalancé la poussée du FN qui a malheuresement réussit à prendre un nouvel ascendant à droite en retrouvant les voix qui s’étaient portées sur Nicolas Sarkozy en 2007. Bien sûr nous n’avons pas encore atteint notre objectif qui est d’être majoritaire. Mais le combat politique ne se limite pas en une élection! Cette election présidentielle est une étape! Ce n'est qu'un début! Un mouvement est né! Notre combat continue! 

 

 

 

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Le recul de Sarkozy


Nicolas Sarkozy perd 1,8 million d’électeurs par rapport à 2007. L’analyse géographique de ses résultats montre que son électorat le plus fidèle et mobilisé est celui de la grande bourgeoisie. Il n’y perd quasiment aucun suffrage : il réalise par exemple 46,5% à Versailles contre 47% en 2007 et parvient même à améliorer son score dans le 7ème arrondissement de Paris où il se hisse de 56 à 58%, ou encore à Neuilly-sur-Seine où il obtient 72,64%. Les grandes fortunes ont donc fait bloc autour du Président des riches.

 

Son recul est beaucoup plus fort dans la partie plus populaire de l’électorat de droite. Il perd 50 000 voix dans le Pas-de-Calais. Dans les fiefs de piliers de l’UMP, la chute est particulièrement forte : à Saint-Quentin dans l’Aisne chez Xavier Bertrand Sarkozy passe de 31% à 25%. Et à Perpignan en milieu populaire ou à Meaux chez Jean-François Copé, Sarkozy passe de 34% à 27%.

 

 

 

Le FN retrouve ses voix de 2002


Marine Le Pen gagne 2,6 millions de voix par rapport au score de son père en 2007. Avec plus de 17 %, elle dépasse le score historique du FN en 2002 mais ne parvient pas au niveau cumulé des scores d'extreme droite de 2002 (son père et  Mégret - 19%). 70% de sa progression vient du recul de Sarkozy. L’électorat de droite perdu par Sarkozy se retrouve directement chez Marine Le Pen. On assiste donc à une accélération de l’extrême-droitisation de la droite plutôt qu’à une percée populaire de Marine Le Pen chez de nouveaux électeurs.

 

Par exemple à Florange, commune qui vit des hauts fourneaux d’Arcelor Mittal, Sarkozy perd 606 voix et Marine Le Pen en gagne 636, mais Jean-Luc Mélenchon en gagne aussi 654, manifestement arrachées à l’abstention. Les vases communicants à droite entre Le Pen et Sarkozy sont particulièrement marqués dans le Nord et l’Est de la France où le FN réalise ses meilleurs scores. Marine Le Pen a ainsi atteint quasiment le même score que Nicolas Sarkozy dans plusieurs régions :PicardieLorraineNord-Pas-de-Calais, mais aussi Languedoc-Roussillon.

 

 

De plus, le FN recule fortement dans les grandes villes et les banlieues ouvrières où il est même souvent derrière le FdG. L’extrême droite chute de plus de 5 points à Lyon, Toulouse, Montpellier et Nice et 4 points à Lille, Paris et Marseille. Sur 15 grandes villes, le FdG est devant le FN en 2012 dans 10 d’entre elles. Et sur 5 villes de banlieues aux quartiers dits chauds (Grigny, Vaux en Velin, St Denis, la Courneuve et Aubervilliers), l’extrême droite passe de 20.63% en 2002 à 11.88% en 2012. Dans ces villes le FdG fait en moyenne 20,5% soit près de 10 points devant le FN.

 

Le FN ne progresse pas vraiment dans ces bastions de l’est qui vont du Gard à la Moselle, par contre il progresse fortement passant de 10 à 15% dans les départements ruraux de l’ouest où avant il était faible (Dordogne, Cantal, Landes, Charentes..).

 

Sans les efforts du Front de Gauche pour endiguer la montée du FN, le scénario d’une élimination de Sarkozy par Le Pen n’était donc pas très éloigné. Le FN dépasse en effet les 20% dans 11 régions (une sur deux) et dans 43 départements. Nous regrettons que les attaques provenant du Parti Socialiste et des autres partis politiques de gauche l'ont été à notre encontre et non envers le Front National. 

 

 

Contrairement aux fantasmes des médias, le score élevé de Marine Le Pen n’a pas fait reculer Jean-Luc Mélenchon. Au contraire, là où le FN progresse, le Front de Gauche progresse aussi. En particulier en terres ouvrières qui sont loin d’être acquises à Marine Le Pen. Ainsi à Petit-Couronne en Seine Maritime où la fermeture de la raffinerie Petroplus menace 900 ouvriers et où tous les candidats à la présidentielle se sont rendus : Sarkozy perd 249 voix, Hollande en gagne 114, Le Pen 436 et Mélenchon 693, soit la plus forte progression. Enfin, signe de l’utilité du Front de Gauche pour faire reculer la droite, les deux départements où Sarkozy réalise ses plus mauvais scores – la Seine-Saint-Denis et l’Ariège – sont aussi ceux où le Front de Gauche obtient ses meilleurs résultats, avec prés de 17% et des pics à 25% dans de nombreuses villes populaires.

 


 

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Publié dans Front de Gauche

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